Attention aux animaux marins venimeux sur la côte atlantique

Publié le 01 juillet 2011, Dernière mise à jour le 01 juillet 2011
Source: 
CHU de Bordeaux
Depuis plusieurs années, les plages d’Aquitaine sont le témoin de l’apparition d’animaux marins venimeux habituellement peu présents sur nos côtes.

 CHU de Bordeaux A l’approche de l’été, alors que le littoral se remplit peu à peu de touristes et de familles, l’ARSAgence Régionale de Santé. Elle met en oeuvre la politique régionale de santé, en coordination avec les partenaires et en tenant compte des spécificités de la région et de ses territoires. Aquitaine, en collaboration avec le Centre Antipoison et de Toxicovigilance du CHU de Bordeaux et l’Institut de Veille Sanitaire via sa cellule en région (Cire) Aquitaine, entament une campagne d’information et de sensibilisation aux envenimations marines par physalie, méduse pélagique et vive.

Même si aucun décès en lien avec ce type d’envenimation n’a été rapporté à ce jour en France, les effets toxiques de ces organismes marins peuvent entraîner des complications chez certaines victimes. Ainsi, l’ARSAgence Régionale de Santé. Elle met en oeuvre la politique régionale de santé, en coordination avec les partenaires et en tenant compte des spécificités de la région et de ses territoires. Aquitaine, le Centre Antipoison et de Toxicovigilance du CHU de Bordeaux et la Cire Aquitaine appellent les baigneurs à la vigilance.
Une surveillance sanitaire, aux plans toxicologique épidémiologique,  sera d’ailleurs assurée tout au long de la saison estivale.

Qui sont-ils ?

La physalie et la méduse pélagique sont des animaux marins possédant des tentacules plus ou moins longs, responsables de brûlures cutanées douloureuses. La physalie peut provoquer des signes plus graves tels que des gênes respiratoires ou une perte de connaissance. Ces tentacules, mêmes détachés de l’animal ou échoués sur le sable, restent venimeux.

La vive est un poisson qui s’enfouit dans le sable. Elle possède une nageoire dorsale venimeuse sur laquelle on peut marcher, entrainant une piqûre très douloureuse.

Que faire en cas d’envenimation ?

Physalie et méduse pélagique

  • Ne pas frotter la peau directement avec la main
  • Retirer les tentacules en rinçant la peau à l’eau de mer, en appliquant de la mousse à raser (à défaut du sable sec) puis en les décollant avec un carton rigide.

 Vive

  • Marcher dans le sable chaud, puis appliquer de la glace si possible
  • Désinfecter la plaie au poste de secours le plus proche


En cas de symptômes plus sévères ou pour toute information pratique, il est conseillé de se référer au centre de secours le plus proche ou d’appeler le centre 15 sans délai

 Des secouristes formés à l’approche de l’été

Les praticiens du Centre antipoison et de Toxicovigilance du CHU, relayés par les médecins du SAMU en charge de la formation des secouristes des plages, sont intervenus pour attirer l’attention des secouristes sur ce type d’envenimations. La grande majorité des MNS (Maîtres Nageurs Sauveteurs) intervenants dans les postes de secours de Gironde, des Landes et des Pyrénées-Atlantiques ont ainsi été sensibilisés à l’identification de l’animal et aux premiers soins des victimes.

Informations aux professionnels et au grand public

Le Centre Antipoison et de Toxicovigilance de Bordeaux a mis à disposition des postes de secours et des services d’urgences d’Aquitaine une conduite à tenir détaillée relative à la prise en charge des victimes.

Enfin, une affiche informative à destination du grand public et concernant les envenimations par physalie, par méduse pélagique et par vive, sera disposée au niveau des panneaux d’affichage à l’entrée des plages.