Le palmarès des hôpitaux 2010

Publié le 29 septembre 2010, Dernière mise à jour le 29 septembre 2010
Source: 
Le point
Le magazine hebdomadaire le Point publie le palamrès des hôpitaux et cliniques.

Le point publie son enquête annuelle sur les hôpitaux et cliniques. Celle-ci porte sur 700 établissements et l'évaluation de 55 pathologies. Le classement s'appuie Le point sur un questionnaire adressé aux établissements et sur le Programme médicalisé des systèmes d'information (PMSIProgramme de médicalisation des systèmes d'information ) . Le PMSIProgramme de médicalisation des systèmes d'information est une base de données contenant les 14,1 millions de dossiers médicaux informatisés et anonymisés des patients hospitalisés en 2007 dans le secteur public et participant au service public hospitalier obtenue après un accord CNILCommission nationale de l'informatique et des libertés. La CNIL veille à la bonne utilisation des données personnelles informatisées. . Elle permet d'analyser finement les actes médicaux et chirurgicaux pratiqués dans chaque établissement. 

Les auteurs de l'enquête ont retenu une série de critères a été définie afin d'établir une note sur 20 : 

 

  • Activité : nous avons comptabilisé le nombre d'actes réalisés dans l'année. Plus l'activité est importante, plus les équipes sont entraînées.
  • Notoriété : l'attractivité d'un hôpital s'estime en calculant le pourcentage de patients soignés dans l'établissement mais domiciliés dans un autre département. Sauf exception géographique, plus ce pourcentage est élevé, plus cet hôpital est attractif. 
  • Ambulatoire : certaines interventions légères peuvent être réalisées dans la journée, le patient rentrant chez lui le soir même. Plus le pourcentage de ces interventions réalisées en ambulatoire est élevé, meilleure est l'organisation de cet hôpital. 
  • Technicité : ce critère permet en particulier de mesurer la part des actes réalisés avec une technique performante relativement aux mêmes actes effectués avec une technique obsolète, ou bien la part des actes complexes par rapport à des actes simples de la même spécialité. Plus ce pourcentage est élevé, plus le service est rompu aux techniques de pointe ou aux opérations complexes.
  • Spécialisation : l'orientation d'une équipe vers une activité très spécifique au sein d'une discipline plus large a été mesurée - par exemple une pratique quasi exclusive de chirurgie du genou dans un service de chirurgie osseuse et articulaire. 
  • Indice de gravité des cas traités : celui-ci établit la capacité d'un établissement à prendre en charge les cas les plus difficiles dans une spécialité donnée. Plus l'indice est élevé, plus grande est cette capacité.
  • Durée de séjour : une durée moyenne de séjour brève témoigne d'une bonne organisation du service, de la présence d'un personnel suffisant et entraîné, et permet de limiter les risques d'infection contractée pendant l'hospitalisation.
  • Lutte contre les infections nosocomiales : Nous attribuons 0, 1, 2... ou au mieux 5 étoiles aux hôpitaux en fonction de leurs résultats à cinq évaluations rendues publiques par le ministère de la Santé en 2009 : le score Icalin (Indice composite des activités de lutte contre les infections nosocomiales), lui-même calculé à partir de 31 items ayant trait à l'organisation, aux moyens et aux actions conduites par les structures hospitalières pour lutter contre ces infections et les prévenir, l'indicateur de volume de produits hydro-alcooliques consommés en un an pour le lavage des mains du personnel dans chaque hôpital, le nombre de services chirurgicaux ayant procédé à une ou plusieurs enquêtes sur les infections post-opératoires par rapport au nombre total de services chirurgicaux ouverts dans l'hôpital, l'indice composite de bon usage des antibiotiques, et enfin l'indice triennal de staphylocoques dorés résistant à la méticilline. 

L'ensemble des résultats classés par région sont disponible sur le site du point : www.lepoint.fr