L'INSERM confirme le lien entre maladie de Parkinson et exposition aux pesticides chez le agriculteurs
Ce risque augmente avec le nombre d'années d'exposition et, chez les hommes, est principalement lié à l'usage d'insecticides, notamment de type organochloré. Ces résultats, qui posent également la question du rôle d'une contamination résiduelle de la population générale par ces pesticides, sont publiés en ligne dans Annals of Neurology.
Dans la plupart des cas, on admet que la malade de Parkinson (deuxième maladie neuro-dégénérative la plus fréquente, après la maladie d'Alzheimer) trouve son origine dans une combinaison de facteurs de risque génétiques et environnementaux.
Parmi les facteurs d'environnement suspectés dans la survenue de la maladie de Parkinson, des études épidémiologiques ont montré une association entre cette maladie et une exposition professionnelle aux pesticides.
Aucune famille de pesticides n'a pu être spécifiquement mise en cause et le rôle du niveau d'exposition n'a pas été étudié (relation dose-effet).
Parmi les principales familles de pesticides, les chercheurs ont mis en évidence chez les hommes atteints un risque jusqu'à 2,4 fois plus élevé que chez les témoins pour les insecticides de type organochloré. Cette famille de pesticides qui regroupe par exemple le lindane et le DDT a été largement utilisée en France entre les années 1950 et 1990 et se caractérise par une persistance dans l'environnement de nombreuses années après l'utilisation.
Les chercheurs précisent qu'on ne peut pas, à partir de ces résultats, exclure l'implication d'autres types de pesticides moins fréquemment utilisés.